Polizei /// Vladivostok

Disques

En 2006, Arno rejoint le groupe au trombone, suivi de près par Kiki, le gogo dancer, et Rabby, le performeur. L’équipe entre en résidence pour composer ce qui deviendra le deuxième album. L’accent est mis sur la scénique avec l’arrivée des performeurs : c’est un spectacle entier qui est imaginé, fait d’happenings absurdes, d’improvisations et d’invités surprise en tout genre. A l’arrivée, Vladivostok doit travailler dur pour restituer en disque l’énergie et le côté théâtral et visuel des concerts. C’est chose faite en juin 2008 avec la sortie de l’album Polizei : aussi autoproduit que Ridiculum Vitae, aussi long (74 minutes, 24 titres, toujours sous licence libre Creative Commons), mais plus rock’n’roll, plus cuivré, avec une production nettement supérieure.

1. Czarna Polewska (2'32)
2. 2001, l'odyssée des cons (4'18)
3. Jivié Belarus (2'54)
4. La queue du Mickey (3'04)
5. Faire face (3'05)
6. Abruti (3'21)
7. T'as tout planqué (2'04)
8. Mike (3'23)
9. Un cercueil en béton (3'14)
10. Humble et cordial (3'18)
11. Berlin (2'30)
12. Veuillez me considérer (4'35)
13. Rivés sur le trône (3'19)
14. Au régal des cannibales (5'05)

15. Gimmick buccal (Rabby) (1'46)
16. Vide-ordures (Jipé) (2'31)
17. La fête du parmesan (Rom2) (2'52)
18. Mangez des singes (Waner) (3'00)
19. Synthèse (Koko) (2'57)
20. El castro de la polla (Arno) (3'01)

21. Hotel Nitra (3'45)
22. Buda peste (3'03)
23. Sponzorusa (3'44)
24. Au revoir (1'10)

Artwork : Vladivostok

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Le concept de la récréation est repris avec six titres bonus, et le groupe inaugure la « déroute de Vladivostok », sorte de carnet de voyage sonore et éclectique issu des vacances estivales du groupe en Slovaquie, Hongrie et Roumanie. Outre ces bonus, les 14 titres de l’album marquent une évolution dans la composition vers un son plus fédérateur, plus efficace, moins alambiqué que Ridiculum Vitae. Les textes restent engagés, avec une chanson sur l’état de la démocratie au Belarus (Jivié Belarus, écrite à l’issue d’un voyage de Rom2 au Belarus durant les élections présidentielles de 2006) et d’autres dénonçant les dérives sécuritaires (Un cercueil en béton armé), populistes (Rivés sur le trône, Abruti) ou paranoïaques (T’as tout planqué) d’un monde qui n’a plus grand chose à espérer d’un groupe vêtu de t-shirts aux couleurs de la police allemande (hérités d’un voyage à Berlin)…

Vladivostok cultive les paradoxes pour mieux effacer les frontières et renvoie dos à dos des musiques censées se haïr, faisant fi des clichés et des puristes. Une musique animale et mécanique à la fois, déshumanisée, poussant l’absurde dans ses derniers retranchements, très loin des postures habituelles du rock à cuir, du métal à piercings ou du funk à paillettes. Plutôt qu’un groupe de plus jouant « à la manière de », Vladivostok a l’ambition de fournir un travail artistique à part entière, destiné à un public curieux, exigeant, à la recherche de sensations fortes.