Musique du monde et vote réactionnaire

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Encore un titre bien putaclic. Que voulez-vous, faut bien bouffer.

L’idée ici n’est évidemment pas de défendre ou d’excuser les prises de position réactionnaires, qu’elles soient concrètes ou à vocation purement électoraliste. L’idée ici n’est pas non plus de donner à ces mêmes réactionnaires des arguments correctement orthographiés. Ceux qui à la lecture d’un texte excellent à y lire ce qu’ils veulent parviendront à leurs fins de toute façon. C’est d’ailleurs un risque que nous, artistes, courrons chaque jour : pire que le risque d’être incompris, celui d’être compris de travers.

L’idée est plutôt de permettre de mieux comprendre une partie du vote réactionnaire, par le prisme de la musique, notamment celle qui est en lien direct avec les questions d’identité et de culture : la musique du monde.

Hein ? Quel rapport avec la musique ?

Avant de rigoler, il faut bien avoir à l’esprit le pouvoir surpuissant de la musique. Notre exposition à la musique enregistrée est permanente, subie et intériorisée. Vous l’entendez tout le temps, vous ne l’avez en général pas demandé et la plupart du temps vous ne vous en rendez même plus compte.

Le scoop, et ceux qui lisent régulièrement ce blog le connaissent déjà, c’est que cette musique dit toujours quelque chose. Par exemple, la musique industrielle nous dit en général quelque chose du style « faites-nous confiance », « nous sommes le futur » ou encore « ici, pas de prise de tête ».

Ok, mais alors quel rapport avec la politique ?

Commençons par nous accorder sur l’inaudibilité du discours politique. Personne n’y comprend plus rien. Les arguments, les partis, les personnes sont largement interchangeables, à quelques rares exceptions près – ce qui, soit dit en passant, peut déjà expliquer certains succès. Et quand vous essayez de parler de politique avec quelqu’un, vous aboutissez généralement et en quelques minutes à l’une des situations suivantes :

– Vous êtes globalement d’accord avec votre interlocuteur, et vous finissez par débattre d’un point de détail un peu technique sur lequel ni vous ni lui n’êtes très sûrs de ce que vous racontez. La discussion s’enlise dans un « on sait pas trop » de bon aloi. Quelqu’un commence à lire Wikipédia à voix haute et tout le monde baille.

– Vous êtes plutôt en désaccord avec votre interlocuteur, et lorsque l’un d’entre vous aura montré qu’il est mieux instruit que l’autre sur le sujet, le perdant émettra quelques arguments de pure mauvaise foi comme autant de signaux pour demander la fin de l’humiliation. Beau gosse, le vainqueur aura le bon goût d’avoir le triomphe modeste, voire secret.

– Vous êtes en désaccord total : dans ce cas extrême, le dialogue n’a pas réellement lieu, la mauvaise foi est immédiate, les insultes et les coups peuvent alors pleuvoir.

Ces situations présentent un point commun : personne n’a réellement évolué par rapport à ses convictions de départ. Le plus souvent, la discussion ne permet pas le débat. Il y a des gens qui parlent mal, d’autres qui entendent mal, d’autres encore qui n’écoutent pas. Parfois, on ne parle pas la même langue. Parfois, on débat par écrit sur Internet. Finalement, il est extrêmement difficile de communiquer, à l’oral comme à l’écrit. D’où le succès du small talk, cet ensemble de thèmes faciles à aborder en toute circonstance. Après tout, en tant qu’êtres humains, on a besoin de se parler, même si en général on n’y parvient pas.

C’est à ce moment précis que l’Homme inventa la musique.

La musique permet en effet l’expression d’émotions, la transmission de messages de sympathie ou d’encouragement ; la célébration d’une forme de fraternité, ou la communion autour d’une idée partagée du Beau. Toutes ces choses sont tellement difficiles à communiquer avec des mots. Là où l’Homme a été diablement retors, c’est qu’en créant la musique, il a aussi créé la musique du monde. Celle qui porte en elle l’affirmation de son origine, par le choix des instruments, des rythmiques, des harmonies. Celle qui permet à celui qui la joue de dire : « voilà, ça c’est moi ».

Et tout un chacun, pour peu qu’il soit un peu mélomane, possède une musique de coeur : celle qui lui rappelle son enfance, son pays, sa famille. Mais ça va plus loin : si vous avez passé deux ans de votre vie au Brésil, vous risquez de frémir toute votre vie à l’écoute de quelques accords de bossa nova. Et si vous avez grandi pendant les années 90, vous aurez toujours la chair de poule pendant la monté de synthé d’Insomnia de Faithless.

La question culturelle au cœur du vote réactionnaire

La mondialisation et la libre circulation des biens et des personnes nous a permis d’intensifier les échanges culturels avec les autres populations du globe. La musique enregistrée est le principal vecteur d’échanges culturels entre les populations. Il y a aussi la gastronomie, ou encore le sport. Mais la musique, elle, est porteuse de sens. Le programme Erasmus, les vols low cost, les réseaux sociaux : toutes les cultures voyagent joyeusement, on apprend à se connaître, c’est l’amour.

Or, en pratique, une partie croissante de la population a surtout l’impression que cela a permis aux autres de venir chez eux. De plus en plus de gens (en Europe, aux Etats-Unis mais pas seulement) ont l’impression d’être envahis par la culture des autres : ils se trouvent alors dans une situation que certains ont appelé insécurité culturelle. Attention, je tiens à signaler que je n’ai pas du tout inventé cette expression, et je ne prétends pas ici discuter de son bien-fondé dans l’absolu, c’est juste que le concept est pratique pour la suite de mon histoire.

Lorsque je suis un Français réactionnaire donc, je vois des brasseries remplacées par des kebabs, je vois que Jean-Pierre Papin ne joue plus en Equipe de France, et j’entends parfois à la radio des musiques dont je ne comprends même plus les paroles, même quand c’est en français. La plupart du temps, je focalise sur des phénomènes marginaux : il reste 95% de brasseries toutes assez identiques dans ma ville, j’ai tendance à confondre le football avec le sport dans son ensemble, et de toute façon j’écoute Nostalgie. Mais je sens, ou du moins je crains, que la dynamique ne joue pas en ma faveur, et cela fait naître en moi un sentiment d’insécurité. Et cela, d’autant plus que je suis bien incapable de définir ma culture à moi.

Quand une voiture passe avec du raï ou du zouk à fond, je me dis « tiens moi aussi j’irais bien en virée avec des potes, on prendrait ma caisse et on mettrait à fond… euh… »

On mettrait quoi ? Zaz ? Frero Delavega ? Christophe Maé ? Ou tout autre produit industriel auquel on a plaisir à s’identifier autant qu’à un paquet de pâtes ? Quel est l’apport du peuple auquel j’appartiens au patrimoine culturel mondial ? Que vaut l’échange culturel mondialisé quand il ne fonctionne que dans un seul sens ?

A la recherche d’une hypothétique culture musicale populaire

Au Chili, en Serbie, au Cap-Vert, il y a des musiques populaires que les gens écoutent à peu près tout le temps : la cumbia, le tallava, le kuduro. En France, on n’a pratiquement plus d’équivalent. On a la chanson française, mais son côté verbeux manque de légèreté. Il y a bien les trucs industriels cités plus haut, qui font d’ailleurs les beaux jours des festivals, mais ça manque cruellement d’authenticité. Le poids du texte, sûrement. Ou la production typée variété, façon Sacrée Soirée. Ou le caractère ultra-bourgeois des textes et de l’imagerie. Ou tout ça à la fois.

La France est aussi un pays qui connaît une frontière nette et imperméable entre l’underground et le showbiz. Peut-être cette situation est-elle en lien avec l’organisation économique de la filière musicale et la typologie des acteurs. Le réseau des SMAC est par exemple souvent montré du doigt pour son inaccessibilité aux artistes indépendants, notamment locaux. Les playlists des radios sont totalement hors de portée pour 99% de la production musicale de ce pays. Enfin, le principe de présomption de salariat conduit à cette situation absurde où 99% des concerts de ce pays se déroulent dans l’illégalité. A chaque fois, ces mauvais choix ont été faits dans le but d’encourager la professionnalisation des artistes en tant que salariés, créateurs de PIB, contribuant au rayonnement du territoire – et au détriment de la pratique elle-même. L’éternelle logique libérale, qui n’a rien de mieux à nous proposer que de la malbouffe auditive.

Nous sommes donc dans un pays qui n’a pour ainsi dire pas de culture musicale populaire, hormis les apports de populations arrivées plus récemment. A quelques restes de chanson, de musique bretonne ou occitane près, c’est soit l’industrie, soit les musiques populaires apportées par les populations issues de l’immigration de la deuxième moitié du XXème siècle.

Et dans un contexte de mixité, notamment en province, cela finit par fonctionner. D’abord avec une forte influence de la musique gitane sur la chanson française (pensez « guitare manouche »). A la fin des années 90, Skyrock était « premier sur le raï ». Puis vint Magic System, Kendji Girac, MHD…

Hélas, et c’est ici nous que devons reconnaître une limite à notre pratique artistique préférée : ce n’est pas parce que vous appréciez la musique des autres que vous vous mettez à les apprécier en tant qu’individus. Il y a toute une catégorie de racistes qui vous diront qu’ils n’aiment pas les Noirs, sauf quand ils jouent de la musique. C’est vrai, c’est si vulgaire, un Blanc qui chante.

Le repli réactionnaire comme tentative de réaffirmation culturelle et identitaire

Parmi les réflexes courants face à une prise de position réactionnaire, il en est deux qui se contredisent. Le premier est de se dire que le réactionnaire est tout simplement idiot et qu’il ne devrait donc pas bénéficier du droit de vote. Le second est de se dire que c’est un ennemi redoutablement intelligent qui nous veut du mal. Prenons ici un point de vue rousseauiste, et considérons que le réactionnaire se forge un avis en toute conscience, non pour nous faire du mal, mais pour combattre ce qui lui paraît être le mal incarné, de son point de vue à lui.

En situation d’insécurité culturelle, notre réactionnaire a besoin d’être rassuré sur son identité. Il veut pouvoir clamer haut et fort « voilà, ça c’est moi », danser sa musique, célébrer sa culture, son appartenance à un peuple. Il veut pouvoir éprouver son humanité, se ressentir et se raconter comme être de culture. Se distinguer de l’animal, merde !

Faire l’expérience autonome de sa propre culture étant devenu une activité illégale sous l’effet des politiques culturelles publiques, et largement vide de sens à l’ombre des industries, il ne reste à notre individu frustré et nié dans son humanité qu’à souhaiter :
– soit un nivellement général par le bas qui rendrait sa souffrance supportable (lois anti-bruit, fin des subventions pour les festivals) ;
– soit la réaffirmation autoritaire de sa culture dans ces sinistres palliatifs que sont le drapeau, les théories raciales, ou encore la manipulation d’un hypothétique récit national.

Ou l’on voit, encore une fois, les ravages d’une logique industrielle jusqu’au-boutiste dans un contexte politique réduit au clientélisme. Et où les responsables semblent encore s’étonner du comportement des masses qui les ont portés au pouvoir. Il n’est pourtant pas si compliqué de renverser la tendance. Le réactionnaire n’en est pas encore arrivé à bannir Magic System et Kendji Girac des playlists de mariage et des iPhone de ses enfants. Mais ça viendra.


1 Comment so far

  1. d'vid'da

    Excellent texte et je pense être d’accord avec sa totalité (peut être hormis sur l’idée que la discussion, le parlé précède la musique, si il me semble qu’on n’arrive pas à savoir lequel a été le premier à apparaître, j’aime à penser que les singes que nous fûmes commencèrent par s’ambiancer avec des rythmes avant même de causer^^).
    Etant donné que tout ça traite de sujets qui m’intéressent, j’apporte ici mon caillou à l’édifice..

    Un des soucis dans l’idée de regretter une soi-disante ancienne culture de la france est de savoir de quoi qu’on cause.
    Quelque part la france n’existe pas. La bretagne, l’alsace, l’occitanie, le berry etc existent et ont leur propre culture,identité. La france n’en a pas eut et n’a jamais sut en construire, grande faute au centralisme parisien (paris en tant que capitale, pas paname). Y a 20 ans j’écoutais les Fabulous Trobadors, Massilia Sound System ,Cie Lubat qui se référaient beaucoup aux travaux de F.Castan. Celui ci faisait remonter cette centralisation à la victoire des jacobins sur les girondins de l’après 1789.. Plutôt que de créer une identité multiple, l’on a cherché à uniformiser. On a imposé le français, interdit et ringardiser les autres langues. Les départements et régions ont été découpés pour casser ces « régions » (qui n’étaient pas non plus naturelles comme certains le disent, mais issues de fiefs avec seigneur trucs comme ça ,et il y avait aussi une visée politique à démanteler les pouvoirs locaux hostiles à la république que de faire cela pour être honnête).
    Bref, cette france centralisée uniformisée n’a donné que du beau, du propre, de l’intelligent, de l’académique,du classique… la France a eut ses grandes heures intellectuelles et artistiques, mais sérieusement ça comprend quel pourcentage de la population??? Cette culture française dont on nous bassine les oreilles ne représentait qu’une élite, une infime partie de la population,vivant dans sa globalité dans les grandes villes,dans sa majorité à paris.
    Pendant tout un temps, le peuple à lui continué à s’amuser avec ses musiques et danses locales.
    Son théâtre surement aussi, j’suis pas très calé là dessus…
    Sur le reste non plus d’ailleurs, j’ai jamais trop pris le temps de lire beaucoup sur tout ça et faut bien dire que les bouquins sur le sujet ça court pas les bibliothèques.
    Toutefois en un peu flou, je vois que ces 2 populations, l’élite (uniforme, au moins dans sa recherche onanique du beau,du parfait) et le peuple (multiple et baroque), ont vécut parallèlement l’une de l’autre un bon bout de temps.Jusqu’à quand? Ben jusqu’au disque radiophonique qu’j’ai envie de dire… Et c’est un des points que j apprécie toujours dans les textes de VLAD quand qu’ils causent de productions musicales industrielles. Aux états unis quelqu’un comme R.Crumb (le dessinateur de Fritz the Cat, qui soit y en passant ,a aussi joué du banjo dans le groupe Les Primitifs du Futur ) dit que le disque a dénaturé le blues, son authenticité en n’en faisant une musique marchande. Grosso merdo les marchands ont profité de la crédulité du peuple, étudié ses envies pour y répondre puis les créer… L’élite elle est maline (et déjà thunée) et a fait son bizz sans trop se la faire mettre à l’envers par les marchands.
    Un moment important me semble être l’apparition du musette et de ce que l’on en a fait. Cette musique a été créer par la rencontre de musiciens, belges, italiens, auvergnats et manouche (p’tete bien un peu de polonais aussi) et a rapidement connut un énorme succès. Il y avait au début du siècle des bals musette de partout ,des centaines dans paris (et aussi des boites de nuit et de jours où danser), et tout le monde s’y mélanger. Cela aurait put servir de ciment à une forme d’identité multiple,partageuse,populaire pour les céfrans… Alors que tout ça venait d’la rue et de bistrot du populo, l’industrie en a fait une musique de carte postale, avec des paroles débilos bassement franchouillarde. Et les pouvoirs publics se sont démerdés pour que tout ces lieux d’amusements se ferment petit à petit (faut dire que comme qu’on dit, on y croisait de sacré loulous). Aussi l’arrivée des musiques anglosaxonnes et le modernisme qui poussaient chacun à toujours être des garçons dans le vent a pris le dessus… Le mouvement dit alternatif des 80’s a bien cherché à revitalisé cette culture, la mélanger à d’autres, mais bon sur ce qu’a été et est devenu ce mouvement dit alternatif y aurait trop à dire pour en causé ici. Le musette reste aujourd’hui pour moi l’unique musique réellement française populaire dans l’idée de prendre sa population dans sa globalité..
    Mais peut être que le hiphop hexagonal est en train de créer ça, après avoir été typiquement français (chanson à texte sur le mode ralerie contestataire) il se démultiplie de plus en plus dans son identité en multipliant les tendances (conscient, gangsta, festif,noir, afrotrap, punky ) et agrandissant toujours son audience.
    Et aussi il faut bien faire gaffe, chérir et soutenir les quelques zazous épris de musique world ou global bass qui nous sortent de chouettes nouveaux sons qui peuvent nourrir une culture d’aujourd’hui, moderne et universelle.. ( puisque si la france doit avoir une identité c’est bien celle de la patrie de l’universalisme, n’est il pas ?)
    Sans oublier tout les plus ou moins freaks qui s’en foutent de l’élite ,du peuple, du bizness et qui font juste leurs folklores dans leurs coins pour eux et leurs paincos !
    On en a rien à foutre du classique et de son uniformisation , que l’on vive notre multiplicité ! BAROKO !

    Pour finir, plus que la musique en elle même, les lieux de sa diffusion sont très importants.
    Aujourd’hui sur ce territoire géographique et politique sur lequel nous nous attardons, nous avons les boites de la nuit dont j’ai même pas envie de causer, des salles de concert qui nous enferment dans une relation artistes face au public réduit à un rôle de spectateur, et quelques clubs. Ce qui nous manque, c’est le format bal. Quelqu’un comme Marc Peronne cause très bien de ça. Le dancefloor d’un club peut y ressembler si lieu est bien dessiné, les free party aussi… Malheureusement, en cefran seules quelques grandes villes ont de chouettes clubs, et les free ben c’est pas légal. Dans ce qu’on appelle la province, les SallesdeMusiquesACtuellesdesannées90 c’est grave l’uniformisation aseptisée et ça a rendu l’organisation de concerts dans les bars super difficile. Il reste les squats et lieux privés mais comme les free c’est pas légal, et il est hallucinant de voir qu’aujourd’hui les gens doivent braver la loi pour s’amuser !!
    Trouver, créer de nouveaux lieux de diffusion musicale (voir se réapproprier ceux déjà existant et subventionnés par nos impôts) est vraiment le truc à faire et je vois ça comme un grand enjeu d’aujourd’hui et demain.
    Si les français ont une identité culturelle, il me semble que c’est avant tout celle de se retrouver pépère pas loin d’chez soit à se secouer le popotin et se mettre la tête plus ou moins à l’envers, que ce soit avec de la valse, du tango, du zouk, du rock ou du dubstep…
    Oï !

    ps: j ai fait ‘ach’ment d’efforts pour donner une allure un r’en normative à c’texte, c’est pas trop ma façon d’écrire de d’habitude.J’ai été r’chercher l’orthographe d’tout les mots qu’l’ordi il m’souligné en rouge, désolé pour les fautes ki doivent rester…J’ai essayé d’construire un peu tout ça d’manière pas trop mal foutue dans l’sens qu’il parait qu’faut faire ça pour et’e lu et compris.J’en suis pas sur et trouve qu’ça donne un côté un peu prétentieux et lourdingue, mais t’en pis, d’façon j ai au moins la prétention d’vouloir défendre quekz idées… voilivoilou …
    et encore bravo et cimer à VLAD pour tout l’bon taf qu’vous faites.. 🙂

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