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Mash-ups : comment s’y retrouver entre les vulgaires voleurs et les vrais créatifs

traduit en français et commenté ici :
Démonter la rhétorique des extrémistes du droit d’auteur

Le titre est nickel, j’ai cliqué direct ! Puis j’ai tout lu, j’ai réfléchi, et je propose ici quelques commentaires, surmontés d’un titre que j’espère au moins aussi efficace. Les points 1, 2, 3 sont calqués sur les 1, 2, 3 de l’article original.

Note : aujourd’hui j’écris en français, mais je prends actuellement des cours du soir pour pouvoir bientôt proposer mon charabia en angliche pour conquérir le monde plus facilement.

1. Les mash-ups sont populaires et le droit d’auteur doit s’adapter à ce nouvel usage.

Je pose la question qui fâche direct : est-ce que les mash-ups sont populaires parce que la création est chouette ou bien parce qu’ils mettent en jeu des œuvres populaires dès le départ ? Dans un monde Google où on accède aux œuvres par leur titre, on peut se poser la question. N’y a-t-il pas un effet de récupération de la popularité des artistes et œuvres mash-upés ? Bien sûr que si.

Par exemple, j’ai moi-même fait ce mash-up sans prétention il y a quelques années, entre un morceau de TV-music* de Shaggy et un truc de dubstep (j’aurais presque pu prendre n’importe quel morceau de dubstep d’ailleurs) : https://www.youtube.com/watch?v=F1ckhAMmNYQ .

On l’avait mis en free download sur notre Soundcloud – la bonne époque – et quelques années plus tard je retrouve ce morceau sur cette chaîne Youtube “xExplodingStarx” avec 13000 vues, soit beaucoup plus que n’importe laquelle de nos vidéos. Je contacte le propriétaire de la chaîne qui accepte avec plaisir de mettre un lien vers notre Soundcloud sur la vidéo. Sympa ! Par contre en bon mash-uper (j’étais jeune) je ne contacte évidemment pas Shaggy ou Dubstepman ou quoi et je m’abstiens bien sûr de chercher à vendre le truc, je le mets juste en free download, histoire de pas me prendre un procès pour une track de dubstep non plus. Sur nos Facebook et Soundcloud on atteint à peine les 2000 lectures, c’est pas l’émeute. Mais ExplodingStar, lui, n’est pas aussi bête que nous : il l’uploade sur Youtube où les gens tapent “shaggy remix” tous les jours et atteint ainsi 14000 lectures à ce jour.

Alors mon travail a-t-il atteint ce score parce qu’il est génial ? parce qu’il a été reposté par ExplodingStar himself ? ou bien parce qu’il y a “Shaggy” dans le titre ? Force est de constater que les mash-ups les plus populaires impliquent des œuvres populaires – David Guetta, Michael Jackson, Rage Against The Machine, The Prodigy… La créativité du mash-uper, qu’il est absurde de nier, n’est pas la seule à contribuer au succès de l’oeuvre, loin de là. Les mash-upers aguerris maîtrisent d’ailleurs les métadonnées et n’oublient jamais de tagger les célébrités dans leur morceau. On trouvera toujours quelque part sur le net un zboub pour croire que le truc est légal et que je bois des mojitos avec Shaggy le week-end. Surtout que d’ici quelques années, j’aurai peut-être collaboré légalement avec des semi-stars, ce qui renforcera cette impression. A défaut, ça gonfle toujours le trafic et les stats. Youpi !

copyright_extremism_curve

Imaginons alors ce modèle théorique du mash-up légal à la française : un titre de quatre minutes, mettant plein d’ayant-droit en jeu : ceux des 2 œuvres originelles, le ou les mash-upers, d’éventuels éditeurs du mash-up ou autres interprètes additionnels. La courbe en U inversé, que j’aime bien, peut s’appliquer aussi, avec le nombre et la popularité des ayant-droit qui augmente. A gauche sous le U, on a le laptop producer isolé, le musicien indépendant qui poste son morceau sur son profil Facebook perso où son statut sera liké par trois amis et écouté par un seul. A droite sous le U, une infinité d’ayant-droit ultra-populaires, des tubes absolus, écrits, interprétés, produits, diffusés par des milliers de stars, le tout diffusé en boucle dans tous les Franprix du monde. Un truc peu musical qui ressemblera à du vomi radio, relevant presque du domaine public, ou de la musique publicitaire, et dont les maigres revenus (qui est prêt à payer un accès à quelque chose que tout le monde connaît déjà ?) seront à partager entre des milliers de personnes, en imaginant que les diffuseurs qui ont contribué à la popularité soient payés directement. Bref, de part et d’autre du U inversé, de la musique qu’assez peu de gens prendront du plaisir à écouter et qui ne rapportera pratiquement rien.

2. Le droit d’auteur est vécu comme une barrière à la création.

C’est dommage car le droit d’auteur façon majors devrait justement inciter les créateurs à utiliser du contenu libre de droit, ou provenant d’artistes indépendants qui seront intéressés par la démarche, partie prenante du projet, et gagnants dans l’histoire. Les artistes les plus malins (Beastie Boys, Major Lazer) se servent au contraire des mash-ups et remix pour accroître leur popularité et n’hésitent pas à fournir les acapellas gratuitement parfois. (Résultat, Youtube identifie l’acapella et attribue la monétisation aux ayant-droit au lieu de demander à retirer la vidéo. Des millions de vues en plus gratos.)

Cette situation devrait d’ailleurs pousser certains dinosaures du droit d’auteur à disparaître car leur contenu protégé ne sera pas utilisé dans les œuvres composites du futur. Après tout a-t-on absolument besoin d’entendre les acapellas de Michael Jackson et de Stromae toute notre chienne de vie ? Ne méritons-nous pas mieux ?

3. Oui aux licences collectives pour la TV-music !

*TV-music : musique qui doit son succès à sa diffusion intense plus qu’à sa qualité intrinsèque. Notion totalement subjective.

Bref, il faut absolument distinguer le mash-up ou le remix d’œuvres d’artistes auto-produits, indépendants ou sous licence libre du mash-up d’œuvres issues du catalogue des majors, sinon on va précariser les indés et les auto-produits en essayant de taper les majors. Il y a en effet 2 scénarios :

A. On envisage le mash-up comme un nouveau format, plus facile à réaliser qu’une oeuvre originale, donnant un nouvel éclairage sympa sur une oeuvre existante (plus ou moins moderne, plus ou moins dancefloor, tout est possible). L’oeuvre composite exploite largement la popularité des œuvres utilisées. Il faut alors se faire à l’idée qu’on n’atteindra pas 67 millions de lectures sans un minimum de concertation avec les ayant-droit des œuvres de départ. Il s’agit d’une approche top-down qui passe par une négociation directe avec les ayant-droit dans une économie de marché.

Si les ayant-droit comprennent l’intérêt, ils proposent un usage légal, soit dans le cadre d’une diffusion gratuite de l’oeuvre finale, soit une autorisation contre monétisation à leur compte. C’est l’exemple des Beastie Boys ou de Major Lazer, il y en a de plus en plus.

Si au contraire les ayant-droit n’y voient pas d’intérêt, ils sont fondés à limiter les utilisations faites de leur travail. Les mash-ups resteront dans l’underground du web (mp3.ru, le p2p…) ce qui ne veut pas dire qu’ils disparaîtront, loin de là ! Simplement on ne peut pas créer de la valeur sur une utilisation illégale, sinon j’ai bien peur que ça s’appelle du vol. Et se faire emmerder pour avoir essayé de faire du fric sur une industrie croulante ultra-capitaliste c’est quand même un comble.

B. On envisage le mash-up comme une démarche artistique et non seulement comme un format. Le mash-uper est alors dûment crédité, il devient un ayant-droit. La meilleure méthode est alors de populariser le travail de mash-up/remix lui-même en utilisant principalement des œuvres d’artistes auto-produits, indépendants ou encore sous licence libre. De nouveaux usages passant par l’échange de fichier multi-pistes pourraient apparaître. Chez Vlad on est partants à 1000% pour transmettre nos pistes à qui voudra bien en faire un usage de ce genre, c’est donnant-donnant. Des plateformes ad hoc pourraient voir le jour. Avec un peu de chance – et s’il s’avère que le mash-up ne peut décidément survivre sans un beat de Daft Punk ou une guitare d’AC/DC – les majors, craignant de passer à côté du truc, mettront alors certainement en place un usage légal de leur contenu. C’est une approche bottom-up, rien d’insurmontable.

Conclusions
– Il faut distinguer urgemment le mash-up en tant que produit final du “mash-uping” en tant que démarche artistique. Pour ce faire, se demander si les œuvres de départ sont populaires ou pas.
– Quelque chose d’autre m’a peut-être échappé. Tenez-moi au courant.
– C’est au moins la deuxième fois cette année que je lis un article qui, voulant tailler des croupières aux majors, s’attaque au droit d’auteur dont on s’imagine qu’il est la principale source de revenus d’Universal et compagnie. Une évolution du droit dans un sens plus permissif fera plus de dégâts aux indés qu’aux majors qui ont moult autres moyens de prospérer, par exemple en prenant des parts dans le capital des plateformes ou des médias. Cela ne veut pas dire qu’une réforme est impossible, mais il y a lieu de s’inquiéter quand on voit passer des approximations aussi grosses que celles que j’ai traitées dans cet article.

Bisous
– Le secrétariat des Voleurs Créatifs Anonymes

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1 abonnement Spotify à gagner pour l’achat de 2 bouteilles de Coca-Cola

Bien que les matins polonais peuvent être parfois brumeux, il y a ces derniers temps pour les musiciens indépendants de plus en plus de raisons d’être optimiste. Ainsi, que nous enseigne cette opération coup de poing de Coca-Cola (le roi des bulles) et Spotify (le roi du streaming) ?

Premièrement, l’image.

« Boire du Coca-Cola, c’est aussi cool que d’écouter des pubs entrecoupées de mp3 ! »
« Ecouter de la musique sur Spotify, c’est aussi cool que boire des bulles de sucre marron ! »
Si vous êtes un musicien indépendant à qui on tente de faire croire que Spotify, c’est l’avenir, vous restez peut-être perplexe.

Pourtant, il n’y a aucune mesquinerie, et personne ne se cache, au contraire. La confusion ne réside pas dans les CGV, mais dans le mot « musique », et ce depuis des lustres. 99% de la musique qu’on entend (pas celle que l’on écoute) est de la musique publicitaire. Cool et sympa, elle vous vend un mode de vie bien sapé, du soleil, des amis. Toutes ces choses que vous n’avez pas IRL. Cette musique n’a pas d’autre fonction : c’est du soda sonore.

Pour les 1% restant, ceux qui se souviennent que la musique a jadis été un art ou un moyen d’expression, on aurait préféré un deal avec un musée ou un journal. Et peut-être même que ça existe.

Finalement, ce genre de deal marketing se fait entre produits de même qualité. Alors si votre musique est bien, vous n’avez aucune raison d’être jaloux des groupes de la homepage de Spotify.

Deuxièmement, l’économie.

Avant, on payait pour un disque. Ensuite, on s’est mis à payer pour des fichiers. Puis on a payé l’accès à ces fichiers. Maintenant, on ne paie plus grand-chose. Et c’est normal puisque Spotify et Coca-Cola roulent ensemble. D’ailleurs, n’avez vous pas remarqué ?

Quand vous buvez du Coca, vous avez tout à coup envie d’écouter de la musique de Spotify. Après tout, ça va avec : besoin de se détendre, une pause, un soda frais, le nom de votre pote sur la bouteille, un ours polaire, il ne manquait qu’un fond sonore à base de rock siffloté ou de pop yukulélée. Bien sûr, si le contexte le permettait, vous préféreriez du rock, du hip-hop ou de la techno. Mais bon on peut pas toujours mettre le son à donf, et il faut bien réussir à trouver un consensus dans l’open space ou la galerie commerciale.

Et quand vous écoutez Spotify, cette musique qui vous met de bonne humeur, qui vous parle des vacances, vous vous évadez, vous avez envie de boire du Coca. Bien, sûr, si le contexte le permettait, vous préféreriez du whisky. Mais bon, vous allez encore être vaseux au taf demain. Et de toute façon vous allez pas boire du whisky pur, ni mettre de la flotte dedans.

Voici donc venir une nouvelle (et dernière ?) étape de la reconfiguration économique du secteur. Il y a quelques années, on s’est mis à vendre des fichiers pour que les gens se saignent pour un iPod. Bientôt la musique publicitaire sera complètement gratuite ; aucune importance ! De toute façon, l’homme aura toujours soif.

Troisièmement : et l’art dans tout ça ?

Oui tiens l’artiste il est passé où ? A-t-il un avis ?

On a mis le temps, mais grâce au progrès technologique, aux métadonnées et à la loi de Moore, on va enfin pouvoir éclaircir ces termes obscurs que sont « musique » et « artiste ». Le brassage de ces milliards d’octets permet en effet de déceler les affinités les plus pertinentes : la machine analyse ce que vous bouffez et vous indique quelle musique écouter en même temps. Inversement, la machine détecte la subversion et l’élimine. (Comment ça des chansons de 7 minutes ?)

Les artistes que vous entendez quand vous buvez du Coca sont à l’aise dans ce nouvel écosystème. Après tout, eux aussi n’ont jamais désiré autre chose qu’être consommés par le plus grand nombre.

Pour les autres, ceux qui ne font pas de la musique pour se vendre, mais pour s’exprimer, ou pour partager du plaisir, il ne reste qu’à attendre encore quelque mois pour que l’offre musicale décante un peu plus. Chez Vlad, nous faisons le pari que resurgira alors du néant numérique la musique que nous aimons et dont nous avons tous besoin. Juste le temps de réorganiser les rayons du supermarché mondial, car notre musique ne donne pas vraiment envie d’ouvrir un Coca.

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Revue de presse /// Labels indépendants et plateformes de streaming : qui a besoin de qui ?

Dans la série « revue de presse du web » commentée, un article tout frais : Les indépendants exclus de la future offre de streaming audio de YouTube ? à consulter sur l’excellent NextInpact.com. Cette fois c’est en français donc pas d’excuse, lisez-le.

La question soulevée en conclusion est la suivante : qui a besoin de qui ? Les catalogues indépendants agrégés regroupent jusque 30% du catalogue mondial, et c’est quand même beaucoup. On aurait aimé savoir s’il s’agit de 30% du nombre de titres, du chiffre d’affaires (assez peu pertinent comme donnée en ces temps de crise du disque et en termes de défense de la diversité) ou bien encore 30% du nombre d’écoutes uniques. En tout cas, il y a fort à parier que les acteurs du streaming ont davantage besoin d’un modèle économique rentable et efficace que d’un modèle « éthique » prenant en compte les intérêts des indépendants.

Inversement, et pour paraphraser Talitres, ces plateformes ne sont guère plus qu’un outil promotionnel pour les indépendants, et il est toujours rageant d’entendre quelqu’un dire qu’il n’écoute de musique que sur Grooveshark (plate-forme moisie s’il en est) alors que notre propre catalogue n’y est pas. On a tous envie d’être sur iTunes comme les vraies stars, même si on n’y génère que quelques roubles chaque mois, ne serait-ce que pour avoir un peu de visibilité. Enfin, en admettant que le fait d’avoir un jpeg qui gigote à côté de celui d’une pute ou d’un musclor à dollar constitue une visibilité digne d’intérêt.

N’oublions pas qu’à chaque nouveau morceau que nous uploadons sur ces plateformes, nous leur donnons pour environ 0$ de la crédibilité « oui nous avons aussi plein de trucs underground au catalogue et pas que de la soupe FM » et du trafic, qui est assez rapidement redirigé vers les productions des majors (il suffit de voir un peu les recommandations et les home).

Saluons donc l’initiative des 200 labels britanniques, saluons 1D-Touch en France qui propose un streaming équitable, et restons critiques à l’égard des tuyaux dans lesquels nous faisons circuler notre travail. N’oublions pas le temps incroyable que cela nous prend d’alimenter ces trucs et les effets que leurs ergonomies ont sur notre façon de composer et de produire. Et oublions les effets de buzz propres aux âges d’or de MySpace ou Facebook : aujourd’hui, il n’y a plus de réseau qui fasse l’unanimité. C’était cool d’essayer le hold-up quand il était encore possible, et on en connaît tous qui en ont profité – maintenant, retour au seul triptyque qui ait jamais payé :

EQ – REVERB – COMP

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Findus, c’est une nouvelle plate-forme à MP3 ?

Avec l’avènement des plateformes de diff’ sur le net, on a parfois dit que les labels allaient disparaître et que les artistes vendraient leur production directement au public. LOL !

Alors jeune groupe / producteur, ça y est tu viens de finir d’enregistrer et tu as tes MP3 bien clean prêts à être vendus sur le net ? Alors gagne du temps et passe par un agrégateur (Zimbalam, Tunecore) pour placer ton son directement sur plein de sites. Bon, je te donne directement la fin de l’histoire, parmi les 20/30 plateformes sur lesquelles ton son sera chargé, seuls iTunes, Deezer, Spotify et à la rigueur Juno te verseront des centimes. Si tu as la chance d’avoir un label un peu crédible, tu pourras vendre sur une plate-forme équitable comme CD1D, ou chez les snobs de Beatport, c’est quand même franchement plus classe.

Mais attends, tu sais que le premier site de diffusion de musique au monde c’est Youtube ! Alors s’il te plaît fais des vidéos avec tes morceaux et charge-les. N’oublie pas Dailymotion et Vimeo en passant.

Ceci dit, mon voisin trouve que Grooveshark c’est bien pratique. Dès que tu as un peu de temps, pense à tout charger dessus aussi. Son coloc, par contre, a favorité comme un dingue sur Soundcloud, tu devrais te créer un compte rapidos tant que t’y es.

D’ailleurs, à ton dernier concert à la cambrousse on t’a demandé si tu avais un Myspace. Effectivement, ton profil prend un peu la poussière, mais tiens-le quand même à jour, il y a encore du monde dessus. Même si une partie de la population a migré sur Bandcamp ou Noomiz qui ont repris un peu le concept ; tu devrais uploader ton son là-bas c’est gratuit.

En repensant à Myspace, tu te dis que les modes vont et viennent et qu’il serait bien d’avoir aussi un espace perso, un vrai site quoi, avec des liens ou quoi pour le jour où ta plateforme favorite mourra. Tu peux faire du WordPress, ou du Drupal ou du PHP si t’as du temps à perdre.

Pour te faire connaître, facile, tu crées une page Facebook. Mais n’oublie pas les gens qui n’ont pas de compte Facebook, et collecte leurs adresses email pour leur envoyer une newsletter. Et Twitte un peu aussi, parce que sur Facebook il y a un peu tout et n’importe quoi, et tu galères à choper des likes, à la télé ils ne parlent que de hashtag et de followers.

Et fais quand même presser deux-trois disques physiques, les radios préfèrent. Il y a plein de caf’conc’ sympas qui aiment bien en avoir en stock, il y a des disquaires survivants, tout le monde n’a pas d’iPod, et certains DJs ne jouent que des vinyles.

Ce week-end, il faudra aussi éplucher ce post-it sur un coin de ton bureau : Qobuz, PlayMe, Jamendo, Resident Advisor, Viinyl, LastFM, MusicMe.

Nos excuses à tous ceux que nous avons pu oublier.